Créer un environnement de travail sûr


... plutôt que de tester les travailleurs inutilement.

Le cabinet de Mme De Block estime qu’une entreprise est en droit de conclure des contrats avec des laboratoires et ce, afin de se fournir en tests buccaux et nasaux, ceux-ci ayant pour objectif final le dépistage de leur personnel. Inacceptable ! Ce n’est ni plus ni moins que la création d’un réseau illégal et parallèle à la médecine du travail.

La prévention dans les entreprises relève exclusivement du ministère de l’Emploi. La FGTB demande que la Ministre Muylle convoque en urgence les interlocuteurs sociaux au Conseil Supérieur pour la Prévention et la Protection au Travail.

L’utilité des tests PCR est très discutable. En effet, il est avéré que les tests peuvent fournir de faux résultats impliquant différents facteurs : la qualité et le moment du prélèvement, la présence insuffisante de virus dans le mucus nasal, circonstances de transport et la marge d’erreur (1-10). Le résultat du test n’est donc pas toujours fiable.

En outre, seul le médecin du travail peut décider de la réalisation d’un tel test après une analyse de risques. La décision de tester peut également être prise par le Ministre du Travail après avis du Conseil Supérieur.

Il est important de souligner que l’employeur ne peut pas forcer les travailleurs à se soumettre à un test COVID-19 (tout comme un test sanguin ou des mesures de température). Si les travailleurs peuvent en théorie refuser le test, nous savons que les choses ne sont pas aussi simples sur le terrain. Un travailleur n’osera pas s’opposer à son employeur par crainte des répercussions.

Au lieu de tester les travailleurs inutilement, les entreprises devraient répondre à leurs craintes et leur permettre de travailler en sécurité. Si les travailleurs sont traités avec respect et si tout est mis en œuvre en concertation avec les représentants des travailleurs (CPPT) pour un travail en toute sécurité (garder la distance, désinfecter, moyens de protection etc.), les travailleurs gagneront en confiance et l’employeur en sortira gagnant.

Si des tests sont quand même effectués sur le lieu du travail, les coûts n’ont pas à être supportés par le travailleur, mais par l’employeur (ou l’INAMI dans les cas où l’INAMI intervient).