Pas 330.555, mais bien 497.767 chômeurs en janvier 2020 !


Cette semaine, l’ONEM a communiqué les chiffres du chômage pour janvier 2020. La FGTB souligne toutefois que l’ONEM se limite aux chômeurs bénéficiaires d’allocations. Parallèlement, il y a aussi un grand groupe de chômeurs demandeurs d’emploi qui n’ont pas droit aux allocations et qui ne sont donc pas pris en compte par l’ONEM. Or ce groupe de demandeurs d’emploi particulièrement vulnérable ne diminue pas ou très peu !

Dans les statistiques des services régionaux, on retrouve plusieurs catégories de demandeurs d’emploi inoccupés qui ne reçoivent pas d’allocations de l’ONEM :

• Les jeunes qui viennent de quitter l’école et qui n’ont pas encore travaillé. Ils doivent être disponibles pour le marché de l’emploi mais n’ont pas droit à des allocations la première année. En janvier, il s’agissait de 43.200 jeunes pour l’ensemble du pays.

• Les chômeurs qui sont obligés de s’inscrire comme demandeurs d’emploi bien qu’ils n’aient pas droit aux allocations de chômage. Il s’agit, par exemple, de personnes qui touchent le revenu d’intégration. Pour tout le pays, il s’agit de 83.757 soit une augmentation de 4.663 depuis janvier 2019.

• Les chômeurs qui s’inscrivent volontairement comme demandeurs d’emploi. En janvier 2020, il s’agissait de 40.255 demandeurs d’emploi.

Parallèlement, il y a un groupe de chômeurs qui n’est absolument pas répertorié. Les personnes qui ne reçoivent aucune allocation ne sont en effet pas tenues de s’inscrire comme demandeurs d’emploi. Dans ce groupe, on retrouve sans doute une partie des chômeurs qui ont été exclus du bénéfice des allocations d’insertion après 36 mois ou qui ne satisfont pas aux exigences d’âge ou de diplôme.

Enfin, la FGTB souligne qu’il existe également des salariés, à la recherche d’un emploi à temps plein, contraints d’accepter un temps partiel. S’ils gagnent moins de 1 531,93 euros bruts par mois, ils recevront un ajustement de l’ONEM. En 2019, une moyenne de 33.190 employés étaient dans cette situation chaque mois, dont plus de 75% de femmes.