La FGTB appelle à la constitution d’une majorité parlementaire contre la pauvreté


Ce mercredi, la Chambre débattra en Commission Affaires Sociales du relèvement des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté. Il s’agit d’une priorité absolue pour la FGTB. L’État ne peut plus continuer à créer consciemment des pauvres. La lutte contre la pauvreté doit être une priorité absolue et ne peut pas faire l’objet de tractations politiques obscures dans les couloirs ou les arrière-salles du Parlement. La FGTB appelle donc les partis politiques à constituer une majorité parlementaire contre la pauvreté. La lutte contre la pauvreté n’attend pas.

La FGTB a pris acte de la démission de la mission royale de M. Koen Geens. Si la situation de blocage institutionnel semble difficile à résoudre, la FGTB appelle les partis politiques à la responsabilité.

La précarité n’attend pas ! Au contraire, elle sévit chaque jour touchant toujours plus de ménages et de citoyens. Pour la FGTB, les citoyens et les ménages en situation de pauvreté ne peuvent attendre une solution politique miracle.

Les allocations en Belgique sont trop basses

Actuellement, la majorité des allocations sociales minimales sont inférieures au seuil de pauvreté. Pour la FGTB, les allocations sociales doivent impérativement protéger les citoyens et les ménages contre la pauvreté. Il est donc fondamental de rehausser ces allocations sociales minimums au-dessus du seuil de pauvreté.

À cet égard, rappelons que le Gouvernement MR/N-VA avait inscrit cet objectif dans sa déclaration de politique générale. Toutefois, fin 2017, comme la quasi-majorité des engagements sociaux, cette promesse s’est évaporée. En outre, ce même gouvernement décidait de n’utiliser que 60% de l’enveloppe bien-être pour adapter les allocations sociales les plus basses.

Pour Robert Vertenueil, Président de la FGTB : « Les parlementaires et les partis politiques doivent prendre leur responsabilité. Les citoyens attendent d’eux des décisions qui améliorent leur vie. L’augmentation des allocations sociales minimales au-dessus du seuil de pauvreté ne peut pas être utilisée comme objet de négociation. Il doit y avoir un consensus politique pour lutter contre la pauvreté qui touche 1 personne sur 5 en Belgique. L’heure est à l’action parlementaire pour démontrer que la démocratie de ce pays fonctionne toujours. »