Concrétiser la victoire de la Gauche !


En septembre 2017, lorsque nous avons lancé notre appel à une coalition des partis de Gauche en Wallonie (PS-PTB-Ecolo), ces trois familles politiques disposaient, ensemble, de 36 sièges au Parlement wallon. Presque deux ans plus tard, elles ont la possibilité de former une majorité de 45 sièges, soit une augmentation de 25% ! Nous ne nous sommes pas trompés !

Le résultat des urnes est en adéquation avec les besoins que nous avions identifiés sur le terrain. L’urgence sociale et l’urgence environnementale doivent trouver une réponse conjointe. Le pouvoir d’achat des citoyen.ne.s, les services publics, la protection sociale, les droits syndicaux restent des priorités absolues pour nous. La gauche a une responsabilité historique de rechercher la coalition la plus efficace pour servir ces priorités. En toute cohérence, chacun des trois partis progressistes doit démontrer une volonté de gouverner avec une politique qui soit à la hauteur des attentes et des urgences exprimées par les Wallonnes et les Wallons.

La FGTB wallonne, comme toutes les organisations démocratiques, est consternée par le retour en force de l’extrême droite en Flandre et les velléités de la N-VA de rompre le cordon sanitaire qui empêche, depuis 1991, le parti raciste de participer au pouvoir.

Le contraste entre le Nord et le Sud du pays est d’autant plus saisissant qu’en Wallonie, l’extrême droite a quasiment disparu des radars électoraux. Et que ce sont des partis progressistes qui réalisent les plus belles percées (Ecolo-PTB) alors que le parti socialiste conserve la première place.

Par ailleurs, nous condamnons fermement les amalgames entre extrême gauche et extrême droite. Depuis 48h, ils sont souvent le fait de représentant.e.s de partis perdants dont la stratégie est de faire « comme si » la gauche radicale était infréquentable au même titre qu’un parti raciste, xénophobe, homophobe et misogyne comme le Vlaams Belang. Cette confusion, malhonnête sur le plan intellectuel, dégrade le débat politique. Et elle n’efface pas la responsabilité accablante qu’endossent aujourd’hui celles et ceux qui ont banalisé et donc libéré la parole raciste et nationaliste pendant 5 années au sein du gouvernement fédéral.