Loi Peeters sur le travail faisable et maniable : une flexibilité à la mesure des employeurs !


Cette loi, qui devait offrir une meilleure combinaison vie privée – vie professionnelle, garantir le bien-être des travailleurs et répondre aux réalités de l’entreprise, ne sert majoritairement que les intérêts des employeurs.

Parallèlement au report de l’âge de la retraite à 67 ans et à la restriction des systèmes de départ anticipés du marché du travail (prépensions, retraite anticipée, emploi de fin de carrière), l’idée s’est imposée qu’il faut que le travail soit « faisable » jusqu’à la fin d’une longue carrière.

Malheureusement, l’idée a été détournée de son objectif pour déboucher sur son contraire. « Le travail maniable » du Ministre Peeters facilite la vie des employeurs plutôt que celle des travailleurs : plus de flexibilité, plus d’heures supplémentaires sans récupération possible.

Contrairement à ce que le Ministre prétend, en raison des heures supplémentaires, le temps de travail moyen ne sera pas de 38 heures semaines. Et ce n’est certainement pas le travailleur qui pourra déterminer la période durant laquelle il souhaite travailler plus ou moins.

Contrairement à ce que le Ministre prétend, ce « travail maniable » ne facilitera pas l’équilibre vie professionnelle - vie privée. Il constitue même un danger pour la santé physique et mentale des travailleurs. Le stress et le nombre de burnouts vont continuer d’augmenter. Il est certain que le budget de l’INAMI s’en ressentira.

Cette loi sera préjudiciable à tous et plus particulièrement aux femmes, aux travailleurs âgés, aux familles monoparentales et aux travailleurs à temps partiel.

Par ailleurs, cette loi est un frein à l’embauche de demandeurs d’emploi quand notre pays en compte encore beaucoup trop.

Enfin, et contrairement à ce que le Ministre prétend, cette loi limite le rôle des interlocuteurs sociaux. Le travailleur se retrouvera seul face à son employeur, ce qui sera, sans aucun doute, un désavantage.

Plus d’infos sur notre site www.planpeeters.be

Communiqué de presse - Bruxelles, le 24 février 2017